Pasquier, des brioches et des croquettes

L'usine Agri Pasquier aux Cerqueux (Maine-et-Loire). © Agri Pasquier

Tout le monde connaît Brioche Pasquier, dont le siège se situe aux Cerqueux, dans le Maine-et-Loire. Ce que l’on sait moins, c’est que le groupe est aussi distributeur d’aliments pour chiens et chats, sous l’enseigne Agri Pasquier. Il s’agit même de la première plateforme de distribution de Nestlé (Purina) dans l’Ouest.

Des centaines et des centaines de sacs, des milliers de kilos, des milliards de croquettes… Aux Cerqueux, à la frontière entre Maine-et-Loire et Deux-Sèvres, la société Agri Pasquier stocke, sur un espace de 1000 m2, des paquets de croquettes pour chiens et chats prêts à être expédiés aux éleveurs du Grand Ouest.

5 % du chiffre d’affaires du groupe Pasquier

Ici point de brioches – pour cela il faut se déplacer de quelques centaines de mètres, à Pasquier. Les deux entreprises appartiennent au groupe Pasquier, qui compte près de 4000 salariés pour un chiffre d’affaires de 720 millions. Agri Pasquier est une petite entité dans ce grand groupe : 36 salariés, et 5 % du chiffres d’affaires du groupe Pasquier.

Quel lien existe-t-il entre la brioche et les croquettes ? « Toute l’alimentation animale est, au départ, originaire de la boulangerie« , avance Eric Daniau, directeur d’Agri Pasquier. Quand la boulangerie Pasquier se lance dans les années 1930, sur la place du village, le pain côtoie alors les aliments pour le bétail. « La boulangerie reprenait les céréales du client et les emmenait à la minoterie pour en faire de l’aliment pour le bétail. » En 1974, les sociétés Brioche Pasquier et Agri Pasquier voient le jour.

Aux Cerqueux, jusqu’en 1992, l’aliment bétail et les brioches étaient expédiés à partir du même quai.

La première plateforme Nestlé de l’Ouest

Ainsi, Agri Pasquier gère l’alimentation bétail, fabriquée sur place, pour le groupe Pasquier. Mais pas que. « Nous sommes distributeurs petfood (aliments pour animaux de compagnie) et première plateforme Nestlé dans l’Ouest« , précise Eric Daniau. Clémence Chouteau, responsable du service commercial, précise : « Nous ne faisons pas que les chiens et les chats« . Loin de là. Basse-cour, ruminants, chevaux… La société réalise 95 % de son chiffre d’affaires sur ce domaine, et 5 % sur le petfood (soit 3 millions d’euros par an).

Spécialiste petfood de la gamme élevage, Agri-Pasquier distribue plus de 50 références différentes pour chiens et chats de la marque Purina Pro Plan. Ce ne sont pas moins de 1200 éleveurs dans le Grand Ouest qui s’approvisionnent auprès de la société. 95 % d’entre eux se consacrent aux chiens, note le directeur. Bergers allemands et australiens, terres neuves, voici les races qui reviennent le plus chez les clients d’Agri Pasquier. « L‘insécurité fait que la taille des chiens augmente« , commente Eric Daniau. Et ce même si les chihuahuas et les pinschers ne sont pas en reste.

Au-delà de Nestlé, qui représente 60% du petfood, Agri Pasquier distribue également neuf autres marques, comme Seresto ou Virbac par exemple. L’objectif pour l’entreprise est de diversifier ses activités. Chose qu’elle a déjà mis en place, avec le lancement de sa gamme économique de croquettes dédiée aux chiens de chasse (Pasquier Chasse), et la distribution d’anti-parasitaires depuis deux ans.

2012, dure année pour Agri Pasquier…
Jusqu’en 2012, Agri Pasquier distribuait la gamme Pro Plan de Nestlé auprès des éleveurs comme aujourd’hui, mais également en circuits spécialisés (jardineries). Toutefois, après avoir été condamné pour entrave à la concurrence, Nestlé a retiré la distribution en circuits spécialisés à ses plateformes, dont Agri Pasquier. La société du Maine et Loire est ainsi passée d’un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en petfood en 2012 à 800 000 euros en 2013.
Agri Pasquier a su réagir rapidement pour conserver ses salariés. Ainsi, sa zone géographique a été élargie et des commerciaux recrutés, ce qui a permis de redresser le chiffre d’affaires à 3 millions en 2016.
…2016, le métier d’éleveur plus encadré
Depuis le 1er janvier 2016, la réglementation concernant le commerce de chiens et chats a changé. Désormais, les personnes vendant des animaux de compagnie doivent être déclarées auprès de la Chambre d’agriculture. Cette réglementation, Agri Pasquier l’a ressentie. « On l’a vécu comme un coup dur, car il y a eu la loi et la crise économique. Mais c’est positif, on professionnalise le métier. Aujourd’hui c’est derrière nous, et le climat est serein pour notre métier. »
A propos Emilie Longin (229 articles)
Fondatrice et rédactrice en chef du Canard du Chien. Heureuse maîtresse d'Indy, un bouledogue français.

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