La Société Centrale Canine, 550 000 adhérents pour 5 % des chiens

Chiens inscrits au LOF En France, seuls 5 % des chiens sont inscrits au LOF. © CC0 Public Domain

La Société Centrale Canine, qui gère le Livre des Origines Français, recense 103 associations de race près d’un demi-million d’adhérents. Toutefois, elle ne fait pas toujours l’unanimité…

La Société Centrale Canine, qu’est-ce que c’est ?

Fondée en 1881 à Paris  et reconnue d’utilité publique en 1914, la Société Centrale Canine (SCC) est une association qui a pour but « d’assurer l’amélioration et la reconstitution des races de chiens d’utilité, de sport et d’agrément en France ». Cela passe par le contrôle de la reproduction, avec l’inscription au LOF des chiens de race.

LOF ?

Le Livre des Origines Français, plus communément appelé LOF,  permet d’assurer une traçabilité sur les origines des chiens de races. Il s’agit d’un registre qui est à ce jour « le seul document agréé par le Ministère de l’Agriculture ». Le LOF répertorie près de 300 races, et seuls les chiens inscrits à ce registre ont le droit à l’appellation « chien de race ».

A sa naissance, un chiot ayant deux parents LOF peut être inscrit provisoirement sur ce registre. Toutefois, pour obtenir définitivement ce pedigree, il devra passer devant un juge, spécialiste ou expert de cette race. Il s’agit de la confirmation.

Que représente la SCC ?

La SCC, c’est aujourd’hui plus de 200 000 naissances de chiens de races par an et 55 145 confirmations. C’est aussi 103 associations de race, 30 000 éleveurs et près de 550 000 adhérents.

Que fait exactement la SCC ?

Chaque année, la SCC organise des expositions canines, des coupes et championnats, et des séances de confirmation.

Pourquoi la SCC est parfois remise en cause ?

En France, seuls 5 % de la population canine sont des chiens de race. Cela représente 375 000 individus, sur 7,42 millions de chiens. Toutefois, 70 % des chiens français sont apparentés à une race.

La SCC, de par son côté « élitiste » aux vus des chiffres ci-dessous, a été pointé du doigt par un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, rédigé par Francis Geiger et Maryline Nau, deux inspecteurs généraux de la santé publique. En cause notamment, la séance même de confirmation, qui ne permet pas de juger scientifiquement de la qualité génétique des chiens mais qui relève plus de l’esthétique. Par ailleurs, le peu de confirmations appauvrit les réserves génétiques de chaque race, poussant à la consanguinité, nécessaire pour maintenir un standard.

A propos Emilie Longin (233 articles)
Fondatrice et rédactrice en chef du Canard du Chien. Heureuse maîtresse d'Indy, un bouledogue français.

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