Ces associations au secours des chiens : Rescue Boule

Rescue Boule Box Après les produits dérivés, le Rescue Boule propose désormais sa propre box pour chien à la vente. © Archives Le Canard du Chien

Race « à la mode », le bouledogue français n’échappe pas à l’abandon. Propriétaires dépassés, refuges, fourrières… Tous peuvent faire appel à Rescue Boule, l’association qui place près de 200 « boulis » par an dans toute la France.

On en voit un peu partout. Dans les pages des magazines, dans les vitrines des magasins, sur les t-shirts, sous forme de peluches… Célèbre, le bouledogue français truste le top 10 des chiens préférés des Français. Indémodable. Mais ce n’est pas sans poser des problèmes. Le « bouli », son surnom, n’échappe pas à l’abandon. « Le souci, c’est que les gens en prennent sans connaître la race, ils oublient leur caractère dominant, les frais vétérinaires (problèmes de dos, de digestion…) et ne regarde que le côté physique », regrette Sonia Damervalle, présidente de l’association Rescue Boule.

Propriétaires « dépassés »

Créée en 2003 par trois passionnés de bouledogue français, cette association de 225 adhérents, basée à Chessy (Seine-et-Marne), a permis de placer plus de 800 chiens dans toute l’Hexagone. Depuis quelques années, le rythme s’est accéléré. « On récupère entre 200 et 300 chiens par an et on en replace entre 150 et 200 », poursuit Sonia Damervalle. Qui peut faire appel à Rescue Boule ? Les propriétaires « dépassés » de bouledogues français, les refuges et fourrières, les vétérinaires, les éleveurs, qui ne peuvent vendre des chiots ayant des petites pathologies… Certains sont même orientés « après avoir mis leur chien en vente sur Le Bon Coin ».

« Des familles avec le bon profil »

De gauche à droite : Sonia Damervalle (présidente), Estelle Chinchilla (membre du bureau), Nicolas Montagne (bénévole), Sandrine Martins (trésorière). © Le Canard du Chien

De gauche à droite : Sonia Damervalle (présidente), Estelle Chinchilla (membre du bureau), Nicolas Montagne (bénévole), Sandrine Martins (trésorière). © Le Canard du Chien

Une fois récupérés, il reste à placer ces chiens, aux parcours compliqués, dans les familles d’accueil de Rescue Boule, sorte de « sas » entre l’abandon et l’adoption. Leurs frais sont pris en charge par l’association. A titre d’exemple, les frais vétérinaires représentent entre 70000 et 80000 euros par an. Ils ne sont, en revanche, plus pris en charge une fois l’animal adopté définitivement. « Nous cherchons des familles avec le bon profil, explique la présidente. Nous allons les visiter pour voir comment le chien va être accueilli. Par exemple, il est n’est pas possible de laisser un bouledogue dans un immeuble sans ascenseur, s’il doit monter les étages à pattes. »

Trop âgés, non sociables… Une cinquantaine de bouledogues français ont des difficultés à trouver repreneurs rapidement. La présidente de Rescue Boule évoque Diabolo, en quête d’une famille depuis neuf mois. Le « bouli » a besoin de présence humaine, mais aussi d’un compagnon, non-dominant. D’un nouveau départ, en somme.

Le Rescue Boule lance actuellement une grande campagne de soutien. Sur leur page Facebook, l’association explique connaître des hauts et des bas et regrette d’être obligée « souvent, trop souvent de freiner nos prises en charges faute de moyens« . Pour contrer cela, l’association a besoin de l’aide du plus grand nombre. Il est possible de soutenir Rescue Boule de plusieurs façons, décrites sur leur site.
A propos Alexandre Blaise (2 articles)
Journaliste "coup de pouce" au Canard du Chien.
Contact : Site web

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